Une Carmen toute d’érotisme et de vulnérabilité. Pour une déclaration enflammée de la puissance narrative de la danse.

Résumé

Ophélie, Juliette, Odile/Odette, Carmen, la très joueuse et très phénoménale chorégraphe sud-africaine a pris l’habitude de servir de pures héroïnes sur son plateau. Piqûre de rappel : il y a deux ans à la Biennale de Lyon, Dada Masilo, ballerine d’un genre vandale, mettait le feu au Lac des cygnes. Et en profitait pour prendre sa revanche sur un répertoire qui ne voulait pas d’elle. Tutus pour tout le monde, pointes et pieds nus, arabesques et énergie zoulou, son Lac ne se privait de rien, pas même d’un Prince Siegfried se pâmant devant un cygne noir bien mâle. Un iconoclasme joyeux qui n’oublie jamais d’affronter le monde. Sexisme, sida, racisme, homophobie, sous la réinterprétation pointe toujours le monde tel qu’il déraille. Sa Carmen ne déroge pas à la règle. Pas question donc d’être « timide ou polie. » Cette Carmen‑là, érotisée à l’extrême, parle de pouvoir, de sexe, de manipulation, et embrasse avec bonheur la puissance narrative de la danse. « Au final, explique-t-elle, j’ai créé une interprétation qui nous permet à moi et aux danseurs de faire ce qu’on aime le plus — danser. » M.F.

Durée

01:10

Générique

Pièce pour 14 danseurs — Recréation 2014 — Durée 1h10 env.

Spectacle déconseillé aux enfants de moins de 12 ans

Chorégraphe : Dada Masilo

Compagnie : The Dance Factory — Musique : Georges Bizet, Rodion Chtchedrin, Arvo Pärt — Création lumière : Suzette Le Sueur

Accueil : Maison de la Danse, Biennale de la danse

Production The Dance Factory / Suzette Le Sueur, Interarts Lausanne / Chantal et Jean-Luc Larguier. Coproduction Biennale de la danse de Lyon, Théâtre du Rond-Point - Paris, Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, Espace des Arts - Chalon-sur-Saône, Théâtre en Dracénie - Draguignan, La Rampe - La Ponatière Scène conventionnée - Échirolles.

Avec le soutien de la Région Rhône-Alpes dans le cadre de l’APSV Co-réalisation : Maison de la Danse / Biennale de la danse