Née en 1955 à Johannesburg, elle est devenue, tout en tentant de redéfinir la chorégraphie et l’art de la scène dans son pays, une des chorégraphes les plus engagées contre l’apartheid. Partant du principe que «la danse est politique», elle prend en considération dans ses créations la situation sociale et culturelle de l’Afrique du Sud : ses influences, son histoire, ses clivages et ses ruptures.

Biographie

Elle vient pour la première fois en France en avril 2000 à l’invitation de la Filature, scène nationale de Mulhouse avec Daddy, I’ve seen this piece six times before... La reconnaissance est immédiate : rencontres chorégraphiques internationales de Seine- Saint- Denis, Festival Montpellier danse, Théâtre de la Ville, puis des tournées dans le monde entier. En 2004, Robyn Orlin participe à l’inauguration du CND à Pantin et crée un solo pour Sophiatou Kossoko dans le cadre du Vif du Sujet. De septembre 2005 à la fin 2007, Robyn Orlin est accueillie en résidence au CND de Pantin. En 2005 elle crée When I take off my skin and touch the sky with my nose, only then I can see little voices amuse themselves... pièce avec 6 chanteurs d’Opéra sudafricains, puis durant l’été, Hey dude... i have talent... i’m just waiting for god... un solo pour la danseuse-chorégraphe Vera Mantero. Dressed to kill... killed to dress ... pour des Swenkas sud-africains, est créée en février 2008 au Festival Dance Umbrella de Johannesburg et est présentée en tournée. Elle créée une mise en scène de Porgy & Bess à l’Opéra Comique à Paris en juin 2008. Walking next to our shoes... intoxicated by strawberries and cream, we enter continents without knocking... met en scène les chanteurs de la chorale Phuphuma Love Minus et est créée en février 2009 au festival Dance Umbrella de Johannesburg et reprise dans le cadre du Festival Banlieues Bleues. En septembre 2009, Robyn Orlin crée une pièce au Louvre, avec huit gardiens du musée : Babysitting Petit Louis. En 2010, elle crée un solo avec le danseur de hip-hop Ibrahim Sissoko : Call it... kissed by the sun... better still the revenge of geography et reprend Daddy... aux Hivernales en Avignon et à la Grande Halle de la Villette à Paris. Elle reçoit de nombreux titres et récompenses ; troisième prix aux Rencontres chorégraphiques de l’Afrique en 1999, prix Jan Fabre de l’oeuvre la plus subversive aux Rencontres Chorégraphiques Internationales de Seine-Saint-Denis en 2000. Elle a été nommée Chevalier de l’Ordre National du Mérite en 2009 et Chevalier Arts et Lettres en 2015.