Partenaire de Veduta depuis 2017, la commune de Francheville est un territoire favorable à l’expérimentation et à l’invention de nouveaux outils pour le programme. Ainsi, ont déjà été partagées, des rencontres avec une œuvre au Centre Commercial, des conceptions d’expositions de la collection de l’artothèque Franchevilloise par des adolescent·e·s en seulement trois heures (!) ou encore l’écoute subaquatique d’une œuvre dans le bassin sportif du centre aquatique de la ville.

En 2022, les flâneries Franchevilloises s’annoncent tout aussi surprenantes et encore davantage ancrées dans les spécificités territoriales de la commune. A travers le sujet de la « fragilité », les partenaires souhaitent en effet également mettre l’accent sur la richesse patrimoniale de la ville, entre forêt et architecture fortifiée, pour considérer leurs usages réels mais également leurs potentielles appropriations poétiques.

Au programme, notamment, une intervention de l’artiste Antoine Perez : attaché aux problématiques écologiques, Antoine Perez interroge les interconnexions entre l’art et toutes les formes de vies. Les propositions plastiques qui découlent de ses voyages, de ses lectures, de ses rencontres, de ses constats ou de ses questionnements sont aussi diverses que les vastes contextes qu’il parcourt : dessins, textes, sculptures, photographies, diagrammes mais aussi performances ou encore moulages.

Antoine Perez décrit son travail artistique comme un écosystème constitué d’un réseau de liens et d’idées. Les relations qu’il établit entre elles peuvent être d’ordres divers : analogiques, causales, antagonistes ou même contradictoires. Elles sont aussi la plupart du temps ancrées et issues d’une expérience spécifique menée sur un territoire d’intervention. Ainsi, ses productions poétiques tantôt exposées, tantôt performées, ouvrent une fenêtre sur une multitude de subjectivités souvent invisibles, qui, rassemblées, révèlent une partie de la complexité du monde.

À Francheville, Antoine Perez est invité par Veduta à travailler à partir du biotope du bois de la commune afin de réaliser des anthotypes avec des habitant·e·s volontaires, proposant ainsi un autre regard sur leur environnement immédiat et ses modes d’appropriation possibles.

Photo : « Exposition en trois heures » à la Médiathèque de Francheville, Veduta 2019 © Blandine Soulage