
Une Biennale qui collabore avec les territoires
La Biennale d’art contemporain de Lyon est engagée depuis sa création dans la réalisation de projets artistiques et de médiation au cœur des territoires. Ces projets contribuent, au fil de leur construction collaborative avec les habitant·es et usager·ères de la ville de Lyon, de sa métropole et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, à questionner, mobiliser et valoriser les voix de chacun et de chacune dans les créations d’artistes d’envergure internationale.
En construisant, sous la forme de projets, les cadres hors les murs qui permettent à ces dernier.ères de déceler, dans la créativité quotidienne et dans le génie potentiel des personnes impliquées, les contributions et la matière possibles de productions artistiques inédites, le format Biennale en territoires de la Biennale d’art contemporain de Lyon permet à cet événement de se construire dans le flux de l’existence d’un quartier ou d’une commune partenaire, en phase avec des dynamiques sociales, culturelles et politiques réelles, à l’œuvre localement.
Cette matrice de projets territoriaux, unique en son genre, associée à une création artistique exigeante et pétrie par les questions du monde contemporain, poursuit ainsi une démarche de démocratisation engagée, en auto-évaluation permanente et façonnée à l’aune de la médiation et des droits culturels. Son principe fondateur, étayé sur l’ambition d’aménager, avec la contribution de tous et de toutes, la plus grande porosité possible entre l’art et la vie, pourrait se trouver résumé par cette célèbre formule de Robert Filliou (figure majeure du mouvement fluxus et artiste-penseur placé au centre de son projet pour la 18e Biennale par Catherine Nichols) :
« L’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art. »
Depuis le début de cette année 2026, en partenariat avec quatre artistes et six territoires, différents contextes locaux ont ainsi été explorés dans la perspective de revisiter des problématiques concrètes, emblématiques des défis actuels liés à l’économie et à la notion de valeur.
Karine Tauzin,
responsable de Biennale en territoires
Les territoires




