Né en 1990 à Berlin-Ouest, Allemagne
Vit et travaille à Budapest, Hongrie

Les sculptures de Gideon Horváth trouvent un équilibre précaire parmi les figures en bronze et en marbre du jardin du musée des Beaux-Arts. Elles dialoguent avec des traditions sculpturales allant de l’Antiquité classique aux monuments socialistes familiers de l’enfance de l’artiste à Budapest. Évoquant des satyres, des faunes ou des danseurs, ses figures rappellent ces héritages tout en paraissant hésitantes et vulnérables, dépourvues de l’assurance qui caractérise les monuments qui les entourent. Inspirées de la mythologie, de l’histoire et de l’allégorie, les sculptures historiques du musée incarnent des idéaux de beauté, de puissance et de vertu établis de longue date. À l’inverse, les figures de Horváth, légèrement plus petites que nature, sont modelées en cire d’abeille, dont la malléabilité conserve les traces du geste. La porcelaine, à la fois délicate et résistante, compose les ailes et les autres éléments qu’elles portent ou revêtent. Reposant sur des sphères de métal poli plutôt que sur des socles en pierre sculptée, elles incarnent une forme de monumentalité fondée sur la vulnérabilité et la transformation.

La pratique de Gideon Horváth, principalement axée sur l’installation et la sculpture, s’inscrit dans les théories queer et se nourrit des mythes gréco-romains. Au coeur de son travail se trouve la notion de vulnérabilité, envisagée comme une force collective. L’artiste s’attache à déconstruire les visions binaires du monde – dont l’opposition entre nature et culture — en mettant en cause les structures dualistes et hiérarchisées qui les sous-tendent.

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