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  • Maison-Galerie Françoise Besson

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    Lundi Fermé Mardi, Dimanche Fermé Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi 14h30 - 19h

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Entrée libre et gratuite

Chez Christine Crozat, la fleur n’est jamais un simple motif : elle devient souffle, mémoire et résistance. De Rosa Luxemburg à Etty Hillesum, des sœurs Randon aux canuts, elle relie les gestes, les femmes et les histoires de Lyon, faisant du fragile un lieu de survivance.

« Mes roses rouges et jaunes se sont toutes ouvertes pendant que j’étais là-bas en enfer. Elles ont continué à fleurir tout doucement. Beaucoup me disent : comment peux-tu encore songer à des fleurs ? » — Etty Hillesum

L’œuvre de Christine Crozat s’inscrit dans une économie du presque rien, faite de retrait, de précision et de gestes retenus. Depuis 2012, la fleur traverse son travail avec une persistance silencieuse. Elle n’y est ni décor ni ornement, mais souffle, fragment, apparition : une forme fragile qui surgit, disparaît et transmet.

À travers elle se croisent des figures de résistance féminine, des mémoires ouvrières et des gestes artisanaux. Rosa Luxemburg, observant les fleurs depuis sa prison, et Etty Hillesum, attentive à la beauté jusque dans l’extrême, trouvent dans ce motif une incarnation discrète.

Cette mémoire se prolonge à Lyon, dans l’histoire des canuts et des sœurs Randon, artisanes de fleurs artificielles en soie. Leurs gestes patients, leurs fils et leurs savoir-faire entrent en résonance avec les dessins de Crozat, comme autant de traces d’un passage.

La fleur devient ainsi un lieu de résistance, de mémoire et de transmission. Elle relie les femmes, les territoires et les gestes, affirmant que le sensible peut encore survivre, circuler et faire lien.

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