Lieux et dates
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Lyon
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Duau
Horaires d'ouverture
Lundi Fermé Mardi, Dimanche Fermé Mercredi, Jeudi, Vendredi 14h - 19h Samedi 14h - 18h -
Tarifs
Entrée libre et gratuite
Pol Pierart expose à L’Assaut de la menuiserie : son œuvre, centrée sur le langage, mêle peinture, photo et vidéo. Elle échappe aux classifications et s’inscrit dans une tradition artistique où les lettres et les mots sont un terrain de jeu et de résistance.
« L’œuvre de Pol Pierart est au sens propre une physique de l’écriture : il ne servirait à rien de passer sous silence le fait qu’elle s’est élaborée et continue de s’épanouir près de Liège, au pays justement de Marcel Havrenne, mais aussi de Christian Dotremont, Pol Bury, René Magritte, Marcel Broodthaers et de tant d’autres qui avaient tôt compris — peut-être parce que la Belgique est un mariage houleux entre deux langues et deux nations — que peinture et écriture, ou faut-il dire texte et image, forment un couple aussi complexe qu’indissociable. »
—Didier Semin, Pol Pierart : le fil de nos pensées et la clef de la nature, 2025.
« Ces jeux de mots ne cherchent ni la drôlerie ni le mystère. Ce qu’ils évoquent, c’est au mieux une mélancolie narquoise, au pire un désespoir revenu de tout. […] C’est un moraliste, mais qui refuse de se prendre trop au sérieux. Il est aussi moraliste en photographie, d’une façon singulière là encore. Avec des objets tout simples et des mots écrits sur de petits morceaux de papier ou des pancartes, il arrange, sur une étagère ou une table, des compositions, qu’il prend en noir et blanc. Les images sont tirées au format des cartes postales et les nouvelles qu’elles apportent ne sont pas encourageantes. Cet art intraduisible est à contre-courant du goût actuel pour le spectacle et la grandiloquence. Il n’en est que plus précieux. »
—Philippe Dagen, journal Le Monde du 27 septembre 2025.
« Pol Pierart, artiste belge né en 1955, fait du langage un champ d’expérimentation. Influencé par Nerval, le lettrisme, ainsi que la culture populaire — comme les bandes dessinées de son enfance — il réinvente l’alphabet comme terrain de jeu et de résistance. Depuis 1979, il élabore un corpus allant de la peinture à la photographie en passant par le film 8 mm. Ses œuvres évoquent des thèmes universels en détournant les mots (biffures, calembours, étymologies, etc.) pour en révéler la dimension politique et poétique. »
—Vincent Gobber, commissaire de l’exposition
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