Lieux et dates
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Duau00h00 – 22h00
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Tarifs
Visible depuis l'espace public
« L’Art, tout comme la Science, donne sens au visible, et donne à voir l’invisible. L’œuvre réalisée par Capucine Vandebrouck dans le cadre du 1% artistique l’illustre pleinement.
Avec ces haïkus qui composent la vitrophanie monumentale visible depuis la ville, et avec l’installation en braille inscrite sur le parvis, l’Art et la Science se rencontrent dans le bâtiment M8 de l’ENS de Lyon. Ici, sont réunis les laboratoires Reproduction et Développement des Plantes (RDP) et Géologie de Lyon : Terre, Planètes, Environnement (LGL-TPE), dans l’ambition d’un savoir en partage, fondé sur l’interdisciplinarité, la coopération et l’ouverture. »
Extrait de l’introduction du Président de l’ENS de Lyon, Emmanuel TRIZAC dans le livret de médiation de « L’éclosion du visible ».
L’éclosion du visible — Capucine Vandebrouck
Réalisé dans le cadre du 1 % artistique du bâtiment M8 de l’ENS de Lyon (site Monod) qui accueille depuis 2021 les laboratoires de géologie de Lyon, terre, planètes, environnement (LGL-TPE) et de reproduction et développement des plantes (RDP), L’éclosion du visible de Capucine Vandebrouck explore les relations entre perception, connaissance et monde vivant. À la croisée de l’art et de la recherche scientifique, le projet part d’une interrogation commune aux deux champs : comment révéler ce qui échappe à l’œil nu et rendre perceptibles les dynamiques profondes du monde qui nous entoure.
L’œuvre se déploie notamment sous la forme d’une vitrophanie monumentale réalisée sur les façades vitrées nord-est du bâtiment M8, largement visible depuis la rue du Vercors (69007 Lyon). Inspirée de l’univers moléculaire, langage universel et partagé par la géologie et la botanique, sa composition graphique associe schémas scientifiques et formes en arborescences issues de l’étude du pétunia, plante modèle du laboratoire RDP. Crée en co-conception avec les équipes scientifiques, cette œuvre intègre également des fragments de haïkus écrits lors d’un atelier d’écriture, mêlant vocabulaire scientifique et évocation poétique du vivant. À la manière d’un réseau de relations invisibles, la composition relie ainsi mondes minéral et végétal, recherche scientifique et perception sensible. Un second volet de l’œuvre prend place sur le parvis du bâtiment : une inscription en braille composée de clous podotactiles forme un haïku évoquant la profondeur de la Terre — « 6371 km d’invisible, entre nos pieds et le noyau interne ». Cette installation questionne la primauté du regard et rappelle que la connaissance du monde repose avant tout sur des réalités enfouies et imperceptibles.
En rendant visibles des structures invisibles, moléculaires, géologiques ou biologiques, L’éclosion du visible dialogue avec la thématique de la Biennale de Lyon inspirée par les principes d’économie poétique de Robert Filliou. L’œuvre met en lumière les formes de coopération et de production de savoir qui peuvent émerger entre artistes, scientifiques et poètes, et propose une autre manière d’appréhender la valeur, là où on ne la voit pas immédiatement : dans les manifestations de l'invisible, les relations, les échanges et les processus de connaissance qui relient les humains au vivant.
La visibilité publique de la vitrophanie depuis l’espace urbain à Gerland (rue du Vercors) fait du bâtiment M8 un point de rencontre entre recherche scientifique et création artistique.
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