Quentin Spohn dessine sans fin. Il sature l’espace de détails, de symboles, de figures. Chaque trait répond à une pulsion de précision, de contrôle. Le regard s’y perd, s’y épuise, s’y reconstruit. Il prend l’excès du monde « ses images, ses signes, son chaos » et en fait une pensée visuelle.
Quentin Spohn dessine à la pierre noire. Ses œuvres sont monumentales, envahissantes, composées de milliers de détails qui s'empilent et se nouent les uns aux autres.
Diplômé de la Villa Arson en 2013, il a d'abord voulu être peintre avant de choisir le dessin et le noir-blanc. Un choix radical qui lui permet de créer des univers visuels denses, presque étouffants.
Ses dessins mélangent l'étrange au réel : des paysages fictifs nourris de références picturales (Delacroix, Rosa Bonheur), de culture numérique (grilles de jeux vidéo des années 90), d'actualité (traders, figures politiques). Tout cela forme des fresques dystopiques et anxiogènes où l'on retrouve l'énergie de Bosch et Brueghel.
Pour Spohn, l'important est que le dessin s'élabore "au jour le jour", comme une accumulation obsessionnelle. L'espace devient immersif : quand on entre dans une chapelle couverte de ses dessins, on plonge dans un autre univers, saturé d'images et de sens.
Son art interroge l'époque, mélange histoire de l'art et culture populaire, et pose une question simple : comment vivre dans ce flux infini de données et d'images qui nous submerge ?
Public
Tout public
En région
ANNONAY
À découvrir
- Résonance
die Lampe
GAC /// Groupe Art Contemporain
Die Lampe, nouveau projet solo de l’artiste sonore et musicien Christoph Rothmeier, se produit en live dans un décor minimaliste composé de petits accessoires électroniques, de thérémine et de percussions manuelles.