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Né en 1968 à Philadelphie (États-Unis), vit et travaille à New York (États-Unis)

Stephen Powers s’est d’abord fait connaître dans les rues des années 1980, sous le pseudonyme ESPO, pour Exterior Surface Painting Outreach. De Philadelphie à New York, il réalisait ses tags pointus, ses lettres grasses et très lisibles sur les stores, en chrome et noir, cet équivalent du clair-obscur dans le graffiti. Arrêté en 1999, l’artiste écrit le livre de référence The Art of Getting Over et reprend son nom. Il met de côté les lettres illégales pour devenir peintre en lettres non commerciales et poétiques : Powers s’empare de la tradition des peintures d’enseignes artisanales qui étaient en voie de disparition, pour élaborer d’immenses peintures murales et des tableaux en métal qui révèlent, en lettres et en dessins aux lignes claires, des fragments de vies marqués par les troubles du quotidien. Écrivain de la ville, Stephen Powers s’empare de la façade des usines Fagor où il déploie ses jeux de mots graphiques extra-larges qui évoquent l’absence et la mémoire (en écho au passé des usines Fagor), mais aussi les problématiques migratoires.