Lieux et dates

  • Galerie Françoise Besson

    Lyon

    • Du
      au

    Horaires d'ouverture

    Lundi Fermé Mardi, Dimanche Fermé Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi 14h30 - 19h

Tarifs

Entrée libre et gratuite

Entre Yveline Loiseur et Géraldine Kosiak, l’attention devient une manière d’habiter le monde. L’une révèle les fragiles correspondances du vivant, l’autre recueille les gestes, objets et mémoires oubliés. Toutes deux choisissent la lenteur, la nuance et ce qui persiste en silence.

Entre Yveline Loiseur et Géraldine Kosiak existe une parenté rare : une manière de faire de l’attention non un simple regard, mais une façon d’être au monde.

Chez Yveline Loiseur, cette attention dépasse la photographie. Son travail embrasse le vivant — l’enfance et la vieillesse, l’eau, les fleurs, les arbres, la mémoire et la disparition. Michel Poivert parle d’une « polyphonie optique » où les images font résonner l’existence et le temps.

Chez Géraldine Kosiak, l’attention devient une archéologie du sensible. Depuis J’ai peur (1993), elle déploie dessins, écrits, peintures, broderies, livres et installations autour de ce qui ne se remarque pas : gestes ordinaires, objets populaires, récits mineurs et traces silencieuses de la mémoire. Sous leur harmonie, ses images semblent peuplées de fantômes.

Là où Loiseur compose une fable photographique du vivant, Kosiak construit une poésie du presque rien. L’une regarde les seuils, les âges et la fragilité des présences ; l’autre recueille les restes, les archives intimes et les survivances discrètes.

Toutes deux refusent le spectaculaire. Elles choisissent la lenteur, la nuance et ce qui persiste plutôt que ce qui crie. Leur travail rappelle que l’art est un exercice de l’attention : politique lorsqu’il réhabilite l’invisible, poétique lorsqu’il sauve ce qui semblait voué à disparaître, spirituel lorsqu’il nous apprend à regarder autrement.

Loiseur et Kosiak ne montrent pas seulement le monde : elles nous invitent à le voir.

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