Introduction

Cette 19e édition de la Biennale de la danse s’annonce exceptionnelle. Comment mieux confirmer le retour à la liberté des corps qu’en accueillant à nouveau dans notre ville une forme artistique qui la célèbre aussi bien que la danse ? Comment mieux rendre l’espace à la vie qu’en ouvrant les lieux à la féérie de la création corporelle ? C’est avec un immense bonheur que l’on envisage cette période festive de trois semaines qui devrait donner lieu à une participation civile de grande ampleur. La ville de Lyon a besoin de renouer avec la grâce, avec la joie après une année qui nous a toutes et tous éprouvés. Avec des manifestations populaires de toute dimension, ouvertes à tous publics qui s’adressent à tous les âges, tous les styles, toutes les inspirations et fédèrent dans un grand emballement, nul doute que ce tourbillon-là promet d’être d’abord et avant tout un grand tourbillon de bonheur. Et qu’il faut en remercier de tout notre coeur, ses initiatrices et ses initiateurs, ses professionnels, ses amateurs, ses bénévoles, ses nombreux partenaires et ses participants en tout genre. Une telle prouesse collective demande de l’audace et de l’imagination, elle demande surtout beaucoup de persévérance et un sens aigu de la coopération. Le goût du faire ensemble. L’envie d’aller vers l’autre pour découvrir et partager. Il est très symbolique que l’édition 2021 se déroule sous les bons auspices du continent africain auquel elle se dédie. Car l’Afrique est une terre de contraste qui recèle d’immenses talents et des trésors d’inspiration – dans tous les arts et notamment dans celui des pratiques contemporaines de la danse. La jeunesse est aussi à l’honneur. Je m’en réjouis infiniment. Car ce que nous voulons porter pour demain, c’est un monde des solidarités vivantes, de la culture en mouvement que chaque être peut, dans un même élan, investir avec fougue et gaieté. Je vous souhaite une excellente Biennale.

Grégory Doucet

Maire de Lyon